De nombreux civils tigréens ont été arrêtés par les autorités gouvernementales en Éthiopie depuis la mise en place de l’État d’urgence.

Depuis que le gouvernement a décrété l’état d’urgence, il y a deux semaines, l’Éthiopie est secouée par une vague d’arrestations. Les autorités assurent qu’elles arrêtent uniquement des individus soupçonnés d’espionnage, mais l’opération prend des proportions inquiétantes.

Selon un rapport d’Amnesty International, ce sont d’abord les Tigréens qui sont interpellés arbitrairement en raison de leurs origines ethniques. L’ONG estime qu’ils pourraient être des centaines, voire des milliers, détenus actuellement. La peur s’est donc de nouveau emparé des Tigréens vivant à Addis-Abeba. L’état d’urgence permet en effet à la police d’arrêter des individus sans mandat d’arrêt, s’il existe « une suspicion raisonnable qu’ils soutiennent le parti tigréen du TPLF ».

Arrestation suite à des dénonciations de voisins

Si la police et le ministère des Affaires étrangères se défendent de tout profilage ethnique, c’est pourtant bien ce que dénonce Amnesty International. Car aucun Tigréen n’est vraiment à l’abri. Certains habitants seraient dénoncés par leurs voisins, arrêtés au café, car parlant tigrinya, ou encore interpellés lors d’un contrôle de police, car leur nom ont une consonance tigréenne.

Très peu d’informations filtrent sur ces arrestations. Amnesty International assure que les commissariats de la capitale sont pleins et que la police déplace au fur et à mesure les nombreux détenus vers au moins 6 lieux de détention réquisitionnés pour l’occasion, où ils sont privés de tout contact avec l’extérieur. Une source humanitaire dans la capitale éthiopienne parle de conditions extrêmes de détention.

Source: RFI

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